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samedi 20 octobre 2012

Revoir 1982 (20/31) Double feature- on la refait! : Conan le barbare

Revoir 1982 (20/31) DOUBLE FEATURE ON LA REFAIT ! : Conan le barbare
Conan le barbare (Conan the Barbarian) de John Milius- 1982- Etats-unis
Vs.
Conan (Conan the Barbarian) de Marcus Nispel- 2011- Etats-unis






VS.



Double Programme le samedi soir, comme l'an dernier ! Cette fois, on voit double. Chaque semaine, on se recolle devant deux films d'affilée, l'un étant toujours le remake de l'autre, et l'un des deux nous provenant, évidemment, de l'inénarrable an 82. Avant dernier samedi avec le secret de l'acier, et un philosophe allemand...



jeudi 18 octobre 2012

Revoir 1982 (18/31) : Conan le barbare



PHENOMENOLOGIE DE L’ESPRIT
Conan le Barbare, John Milius, USA, 1982






La décennie qui s’est ouverte un an avant 1982 va voir s’achever la fin historique du court et terrible XXème siècle, débuté en 1914, par un premier conflit mondial, chaudron épouvantable dans lequel furent enrôlés tous les hommes en âge de combattre en Europe. Ce XXème siècle, le précédent pour nous, aura également vu se dérouler une seconde guerre mondiale, d’une violence et d’une horreur sans commune mesure dans toute l’histoire de l’humanité, horreur planifiée et exécutée par la société européenne considérée alors comme la plus « évoluée ». Ce XXème aura enfin connu la brutale transformation de sociétés archaïques en nations modernes, sous l’impulsion de régime totalitaires, oppressifs pour les corps autant que pour les esprits. La folie de ce siècle s'étendit jusqu’à ces dernières années d’avant 1982, où la démence idéologique de quelques-uns produisit le troisième génocide de ce siècle. Le XXème siècle à de nombreux égards, fut celui du paroxysme de la folie et de la violence humaine, avec sa « guerre de 75 ans », tout autant qu’il fut pourtant celui de l’affirmation définitive de la démocratie, de la nécessité du droit, de la libération des minorités, et parmi lesquelles tout au moins en Occident mais pas seulement, celle de la « minorité majoritaire » des femmes. Ces deux faces d’une même médaille ont bien sûr été forgées avant 1914, dans un monde issu des périodes révolutionnaires, l’Américaine et la Française, période d’idéalisme philosophique, politique et moral. Cette période que l’on considère comme moderne n’était évidemment pas exempte de violence, et d’ailleurs, la première guerre dite moderne est bien celle de Sécession, la Civil War américaine, de 50 ans antérieures à la Première guerre mondiale, mais où la mort de masse fut pour la première fois expérimentée sur le démos à la fois soumis et volontaire – peut-être ces deux faces de la modernité ne sont-elles finalement qu’une seule et même chose, et peut-être se tue-t-on d’autant plus férocement que l’on le fait volontairement…