Revoir 1982 (20/31) DOUBLE FEATURE ON LA REFAIT ! : Conan le barbare Conan le barbare (Conan the Barbarian) de John Milius- 1982- Etats-unis Vs. Conan (Conan the Barbarian) de Marcus Nispel- 2011- Etats-unis
VS.
Double Programme
le samedi soir, comme l'an dernier ! Cette fois, on voit double. Chaque
semaine, on se recolle devant deux films d'affilée, l'un étant toujours
le remake de l'autre, et l'un des deux nous provenant, évidemment, de
l'inénarrable an 82. Avant dernier samedi avec le secret de l'acier, et un philosophe allemand...
La décennie qui s’est ouverte un an
avant 1982 va voir s’achever la fin historique du court et terrible
XXème siècle, débuté en 1914, par un premier conflit mondial,
chaudron épouvantable dans lequel furent enrôlés tous les hommes
en âge de combattre en Europe. Ce XXème siècle, le précédent
pour nous, aura également vu se dérouler une seconde guerre
mondiale, d’une violence et d’une horreur sans commune mesure
dans toute l’histoire de l’humanité, horreur planifiée et
exécutée par la société européenne considérée alors comme la
plus « évoluée ». Ce XXème aura enfin connu la brutale
transformation de sociétés archaïques en nations modernes, sous
l’impulsion de régime totalitaires, oppressifs pour les corps
autant que pour les esprits. La folie de ce siècle s'étendit
jusqu’à ces dernières années d’avant 1982, où la démence
idéologique de quelques-uns produisit le troisième génocide
de ce siècle. Le XXème siècle à de nombreux égards, fut celui du
paroxysme de la folie et de la violence humaine, avec sa « guerre
de 75 ans », tout autant qu’il fut pourtant celui de
l’affirmation définitive de la démocratie, de la nécessité du
droit, de la libération des minorités, et parmi lesquelles tout au
moins en Occident mais pas seulement, celle de la « minorité
majoritaire » des femmes. Ces deux faces d’une même médaille
ont bien sûr été forgées avant 1914, dans un monde issu des
périodes révolutionnaires, l’Américaine et la Française,
période d’idéalisme philosophique, politique et moral. Cette
période que l’on considère comme moderne n’était
évidemment pas exempte de violence, et d’ailleurs, la première
guerre dite moderne est bien celle de Sécession, la Civil War
américaine, de 50 ans antérieures à la Première guerre mondiale,
mais où la mort de masse fut pour la première fois expérimentée
sur le démos à la fois soumis et volontaire – peut-être
ces deux faces de la modernité ne sont-elles finalement qu’une
seule et même chose, et peut-être se tue-t-on d’autant plus
férocement que l’on le fait volontairement…